Centre de Première Intervention OSENBACH

Le corps des sapeurs-pompiers d’Osenbach fut créé en 1925 et comptait dans ses rangs 45 hommes.

CPI OsenbachSes différents Chefs de Corps furent :

  • Théophile VOGEL 1925-1945
  • Fernand HURTH 1945-1949
  • Achille HURTH 1949-1955
  • Joseph SCHAFFHAUSER 1955-1956
  • Clément KAISER 1956-1965
  • Achille HURTH 1965-1971
  • Ernest LAMEY 1971-1994
  • Laurent LAMEY 1994-2009
  • Thierry FRIED 2009-2015
  • Yannick SCHNEIDER 2015

La caserne a été construite en 1975 suivit d’un agrandissement et d’une rénovation en 1994.

Effectif du corps à ce jour

  • 1 Adjudant, Chef de Corps
  • 2 Sergent/Chef
  • 1 Caporal/Chef Adjoint au Chef de Corps
  • 2 Caporaux
  • 2 Sapeurs

Activité opérationnelle en nombre d’interventions 

  • 2014 - 22 interventions
  • 2015 - 27 interventions

Le Corps des Sapeurs-Pompiers se retrouve le premier dimanche de chaque mois pour la formation de maintien des acquis et procède à des manœuvres de plus grandes envergures notamment en partenariat avec le Centre de Secours de Soultzmatt.

Les dépenses de fonctionnement générées par le CPI d’Osenbach

  • 2012 - 17 636 € dont la contribution au SDIS de 10 690 €
  • 2013 - 17 947 € dont la contribution au SDIS de 10 893 €
  • 2014 - 17 304 € dont la contribution au SDIS de 11 034 €
  • 2015 - 17 142 € dont la contribution au SDIS de 10 868 €

 

Historique

De tous temps il exista des personnes dévolues à la lutte contre les incendies, mais en France à la suite de l'incendie de l'ambassade d'Autriche, le 1er juillet 1810 Napoléon 1er créa le premier corps professionnel de sapeurs-pompiers. Il organisa les pompiers de Paris sous la forme d'un corps militaire du génie par le décret du 18 septembre 1811. C'est depuis ce décret que le terme sapeur-pompier est utilisé officiellement. Le mot « sapeur » vient de l'appartenance du corps au génie militaire. Le terme «pompier» vient de la pompe à bras utilisée auparavant pour éteindre les incendies (avant l'arrivée des pompes à vapeur, puis à moteur à explosion).

Les pompiers de province eux, ont été pour la première fois pris en considération dans un texte officiel lorsqu'une circulaire du Ministre de l'intérieur François-Xavier-Marc-Antoine de Montesquiou-Fezensac du 6 février 1815, prescrivit aux préfets de créer dans les communes des corps de pompiers volontaires.

La Monarchie de Juillet (loi du 22 mars 1831) les engloba dans la Garde nationale et de fait, les pompiers volontaires pouvaient aussi être utilisés à des fins de maintien de l'ordre. Lorsque la Garde Nationale fut dissoute (Commune de Paris), les pompiers volontaires de province disparurent pour quelques années. Ils furent recréés par un décret de 1875 et un autre de 1903.

Au XXe siècle sont apparues successivement les expressions de Protection civile et de Sécurité civile. Cela signifiait, non seulement que la tâche des pompiers ne se limitait plus à la lutte contre l'incendie, (la part de la lutte contre l’incendie dans les activités des pompiers modernes est en régression, en raison de l'amélioration des normes de construction, des règlements de sécurité, de la sensibilisation des populations et de la diversification des missions, pour ne plus représenter en France qu'environ 6% des interventions), mais aussi à la protection contre les accidents 7% et catastrophes naturelles. Ces changements furent la diversification, la médicalisation, la centralisation-départementalisation et enfin la planification.

En 2014 la France comptait 246 900 pompiers dont 34 182 femmes (soit 1 pompier sur 7), (78% de volontaires 193 800, 17% de professionnels 40 800 et 5% de militaires 12 300, basés à Paris et Marseille.

Les personnels administratifs et techniques sont de 11 300.

L’organisation des secours concerne la répartition (commune, département et pays), le personnel et les moyens des différents centres de secours assurent le maillage du territoire national.

En France, les services d’incendie et de secours (SDIS) sont organisés comme suit.

* Au niveau communal le Maire est responsable de la sécurité dans sa commune. Chaque commune est protégée par un centre de secours (CS) qui peut-être situé dans une commune voisine (Soultzmatt), mais il peut aussi exister des Centres de Premières Interventions (CPI) comme à Osenbach.

* Au niveau du département le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) est dirigé par un officier supérieur de sapeurs-pompiers placé sous la double autorité du Préfet (gestion opérationnelle) et du Président du Conseil d’Administration (gestion administrative et financière) le SDIS est chargé de l’analyse des risques et de la mise en place des moyens de secours. Il organise l’activité de l’ensemble des centres de sapeurs-pompiers du

département. Son centre opérationnel (CODIS) veille 24h / 24 et coordonne les différentes interventions.

* Au niveau national, les sapeurs-pompiers sont placés sous la tutelle du ministère de l’Intérieur – Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC). Cette direction est chargée de prévenir les risques naturels et technologiques ainsi que de coordonner les secours en cas de sinistre très important sur le territoire.

Les centres d’incendie et de secours

Ce sont les unités territoriales chargées des missions de secours. Ces unités sont créées et classées par arrêté du Préfet en centre de secours principaux (CSP), en centre de secours (CS) et en centre de première intervention (CPI) en fonction du schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR). Ces unités fonctionnent en respectant un règlement opérationnel arrêté par le Préfet après avis du comité technique départemental, de la commission administrative et technique des services et du conseil d’administration.

Ce règlement opérationnel fixe les consignes opérationnelles des différentes missions et détermine les effectifs et les matériels.

Les jeunes sapeurs-pompiers (JSP), parfois appelés cadets sapeurs-pompiers, sont des associations constituées dans le but de former des jeunes dans les domaines du secourisme et de la lutte contre le feu, tout en leur faisant pratiquer une activité sportive. Celles-ci sont dans une certaine mesure un moyen pour recruter des jeunes sapeurs-pompiers volontaires en leur faisant découvrir le métier. Ceux-ci sont admis à un âge variant entre 10 et 16 ans, et restent JSP jusqu'à 16 ans, date à laquelle ils peuvent intégrer le corps des sapeurs-pompiers volontaires.

Le matériel 

Les premiers tuyaux d’incendie furent mis au point par le néerlandais Jan Van der Heiden en 1672. Fabriqués en cuir souple ils étaient assemblés tous les 15 mètres à l'aide de raccords en laiton. La longueur et les raccords ont donné naissance aux normes actuelles.

La pompe à incendie elle, fut développée par le londonien Richard Newsham en 1725.

Expressions

Fumer comme un pompier « avoir un tabagisme important ».

- Cette expression était relative à la vapeur d’eau et à la fumée qui se dégageait de leurs vêtements (auparavant en coton et en laine) et de leurs cheveux après l'extinction d'un incendie.

- Une autre origine pourrait être la déformation de « fumer comme un sapeur ». Les sapeurs mineurs du génie avaient une allocation de cigares, pour conserver le feu. Ils les allumaient avec le mégot du précédent et n'arrêtaient donc pas de fumer !

- Une autre explication se base sur le nom de la cheminée principale des bateaux à vapeur que l'on appelait des « pompiers » et qui fumaient beaucoup.

L'expression «Soldat du feu» provient de son rôle à la lutte contre les incendies ; on la trouve dans les mots « fireman (anglais), firefighter (Etats-Unis) et feuerwehr (allemand).